Projet

 

Le Collectif Outre-mer de Protection animale porte, pour les départements et territoires d’Outre-mer, un projet à visée économique, écologique, citoyenne et solidaire

Les actions et initiatives que nous souhaitons mettre en œuvre dans les départements d’Outre-mer sont pensées afin que les animaux domestiques, la faune sauvage, les habitants mais aussi les finances publiques soient gagnants. En effet, la protection animale peut se concevoir autrement que comme une action idéologique en opposition avec les intérêts humains. Nous pensons au contraire que la protection animale, comme la défense de la nature, peut être bénéfique à tous.

L’objectif premier du collectif est d’impulser une alternative à la politique de mise à mort des animaux abandonnés et/ou trouvés errants par les fourrières dans les DROM-COM.

Aucune donnée sur le coût de cette politique n’est rendue publique mais compte-tenu du nombre d’animaux tués en fourrière, le coût supporté par les collectivités territoriales nous paraît exorbitant. Cette politique de mise à mort n’a jamais démontré son efficacité puisque la prolifération des chats et des chiens demeure une réalité. La situation était identique il y a 20 ans, 15 ans, 5 ans…

Combien de millions d’euros seront encore dépensés dans les 5, 10, 15 et 20 prochaines années pour un résultat insignifiant sur la population des chats et chiens?

Il est urgent de remplacer cette politique coûteuse et inefficace par une politique de prévention. Il est indispensable de mettre en œuvre une organisation sur le long terme en vue de stériliser le plus grand nombre de chats et chiens en Outre-mer. Une telle démarche a été menée à Marie-Galante en Guadeloupe et a prouvé son efficacité.

Notre projet se décline comme suit 

♦   Proposer l’organisation de campagnes de stérilisation des animaux errants et rendre la stérilisation plus accessible financièrement aux propriétaires, avec l’aide de vétérinaires exerçant dans les DROM-COM. Cette action commune peut être renforcée ponctuellement par des vétérinaires bénévoles ou stagiaires de métropole. Un partenariat avec les écoles vétérinaires françaises pourrait permettre à de jeunes diplômés de réaliser un stage dans un département ou territoire ultramarin en participant aux campagnes de stérilisation. Les jeunes vétérinaires pourraient être accueillis par les associations dans le cadre d’un service civique. En contrepartie de l’engagement de ces jeunes praticiens, les professionnels exerçant dans les DROM-COM et les associations leur permettraient de découvrir une biodiversité hors du commun.

♦   Se doter de moyens pour toucher les zones les plus excentrées. Une unité mobile de soins vétérinaires pourrait être constituée dans chaque DROM-COM.

♦  Sensibiliser les habitants, en particulier les enfants, au bien-être animal. Des interventions visant à informer sur  l’alimentation, la santé, la stérilisation, l’éducation des animaux ainsi que sur la législation en vigueur concernant l’abandon et la maltraitance pourront être organisées dans différents lieux. Les écoles constituent un espace de sensibilisation stratégique, comme les lieux de culture, communautaires et associatifs. Des conférences et temps conviviaux pourront être organisés. 

♦   Former et employer dans chaque DROM-COM des personnes chargées de renforcer les liens sociaux. Il peut être envisagé de recruter et former des «professionnels de liaison» pour lutter contre l’isolement des personnes vulnérables tout en sensibilisant des habitants au bien-être animal. Des financements peuvent être recherchés auprès du Conseil de l’Europe dans le cadre de sa politique de développement social et économique, et en faveur de la formation.

♦  Organiser et renforcer, avec les associations en métropole, le transfert d’animaux stérilisés et adoptables afin de faire baisser significativement le nombre de chats et chiens dans les DROM-COM.  Instaurer l’adoption responsable localement.